Moyens de paiement - N°217


Moyens de paiement - N°217

 

SOMMAIRE FRANCE 1 n Paiement mobile et sans contact : Sia Conseil table sur 7% des transactions annuelles à fin 2012 n MasterCard Europe reprend Europay France pour doper ses opérations en France n Emmanuel Petit est nommé Directeur Général de la nouvelle société MasterCard en France n Chèques Vacances : L?ANCV se veut au service du droit aux vacances pour tous n Ecommerce : Rentabiliweb rachète le groupe Montorgueil EUROPE 9 n Le marché des cartes de crédit en Grande-Bretagne se durcit, selon PwC n Malte et Chypre passent dans la zone euro n Coopération Visa Europe et Monitise sur le mobile n Une société de cartes prépayées pour Alliance & Leicester INTERNATIONAL 14 n Sans contact : 20 millions de cartes Paypass dénombrées dans le monde n La banque US Bancorp prévoit 115 M$ de charges suite au conflit Visa-Amex n Les banques américaines ciblent leurs cartes de crédit sur les ménages en difficulté FRANCE Paiement mobile et sans contact : Sia Conseil table sur 7% des transac- tions annuelles à fin 2012 Une étude du cabinet de conseil Sia Conseil, réalisant des interventions pour le compte des opérateurs mobiles et des banques, « privilégie un scénario de mise en place rapide. Le cabinet estime que le potentiel des paiements mobiles et sans contact s?élève à 7% des transactions en volume à fin 2012, soit plus de 2 milliards d?opérations de paiement annuelles. » Interrogés, Thomas Rocafull et Stéphane Dubreuil, respectivement Directeurs des pôles Services Financiers et Télécoms, aboutissent à cette conclusion : « Le déploiement de cette nouvelle technologie sera deux fois plus rapide que l?adoption de la carte bancaire. ». (voir interview plus bas p 5). Quatre types de marchés identifiés par le cabinet Sia Conseil ? Le micro-paiement (en deçà de 20 euros) couvre des paiements de la vie quotidienne. Les transactions en espèces restent prédominantes sur ce segment, qui reste ouvert à la transformation. Pour les établissements de crédit, la nécessité de diminuer les coûts liés au traitement de traitement persiste, notamment après l?échec de Moneo comme porte monnaie universel. ? Transactions peer-to-peer (de 10 à 150 euros) : Il s?agit des transactions privées de personnes à personnes (équilibrage de dépenses communes, dons et cadeaux en numéraire?). Le recours au chèque y est particulièrement fréquent. Ces transactions seraient facilement substituables par un moyen de paiement permettant un transfert immédiat et moins contraignant. ? Dépenses moyennes (de 20 à 500 euros) : Il s?agit de dépenses non obligatoirement planifiées, mais Copyright ©? Groupe Publi-News 2004 - Tous droits de diffusion et de reproduction réservés N°217 11 Janvier 2008 11ème année Systèmes de Paiement - N°217 - 11 Janvier 2008  w w w . p u b l i - n e w s . f r  OFFRE SPÉCIALE 30% de réduction Offre valable jusqu'au 29 février 2008 inclus Systèmes de Paiement - N°217 - 11 Janvier 2008  dont le montant n?est pas toujours facilement transportable en espèces au quotidien. Ce segment est mature et largement dominé par la carte bancaire, qui présente l?avantage d?être sûre, simple, fiable et rapide. Si le principe de la carte bancaire n?est pas à remettre en question, il demeure ouvert à la transformation. Sa migration vers un autre support permettant davantage de services que le support «plastique» pourrait être favorablement accueillie. Cela sera notamment le cas si elle initie la convergence vers un outil de paiement multi-modal ou si elle affranchit le porteur de saisir le code pour les transactions de faible montant. ? Dépenses de montant élevé (au dessus de 500 euros) : Ce type de paiement répond généralement à des usages spécifiques : loyers et charges, dépenses fiscales, achats exceptionnels (véhicules, travaux?). Au-delà de 500 euros, le chèque prédomine nettement en volume d?opérations, car l?utilisation de la carte bancaire décroît au fur et à mesure que le montant de la transaction augmente. Ce segment est faiblement ouvert à la transformation. Les trois premiers cas d?utilisation dégagent des espaces importants de migration entre moyens de paiement, susceptibles d?être captés par les paiements mobiles et sans contact. Quant aux dépenses de montant élevé, elles continueront d?être transférées vers le prélèvement, le virement ou le paiement en ligne, mais à plus faible échelle. Un mouvement de substitution est possible D?après le cabinet Sia Conseil, la configuration actuelle appelle à un mouvement de substitution d?une partie des transactions «mécaniques» (chèque et espèces) par des transactions « monétiques « (cartes traditionnelles, cartes sans contact et paiements mobiles). Le cabinet estime que le volume annuel de transactions « mécaniques » aura chuté de 62% à 52% à fin 2012. Sia Conseil considère que les réseaux de paiement traditionnellement utilisés dans les paiements par carte (réseau national CB, Visa, Mastercard) renforceront leur domination dans l?univers des paiements mobiles. Les pilotes en cours (Strasbourg, Bordeaux et Caen), ainsi que le niveau de maturité des échanges entre établissements de crédit, opérateurs télécoms, gestionnaires de réseaux et ?card issuers?, consacrent un modèle français de paiement mobile par codistribution (partenariats entre banques et opérateurs), centré dans un premier temps autour de l?intégration du système carte bancaire dans les terminaux mobiles. Deux positionnements « extrêmes », à savoir la venue d?offres pilotées uniquement par les banques (type Motespay) ou uniquement pilotée par les opérateurs (ouverture ou rachat d?une banque la DSP favoriserait notamment ce scénario en théorie) ne sont désormais plus d?actualité. En effet, selon les informations recueillies par Publi-News, les opérateurs à l?origine de ce projet (GCtech du groupe CNCE, Atos) se seraient limités à un test technique. Le lancement de pilotes mixtes par les banques et les opérateurs Systèmes de Paiement - N°217 - 11 Janvier 2008  mobiles est la voie choisie en France, mais elle n?est pas la seule. Selon Sia Conseil, « ce type d?association présente notamment l?avantage pour les acteurs de ne pas supporter seuls la totalité des risques et des investissements (notamment l?augmentation du coût des terminaux et des cartes SIM à subventionner) et d?éviter les impacts d?une concurrence frontale. Les opérateurs exploiteront la légitimité des spécialistes des services financiers auprès du grand public dans les activités de paiement, tandis que ces derniers pourront leur bénéficier en retour d?un accès permanent au client en mobilité et une relation plus étroite autour d?une gamme de services à forte valeur ajoutée, embarqués dans le terminal mobile. Ce modèle semble d?ailleurs être une tendance européenne, ce qui minore ainsi l?hypothèse d?une transposition des modèles japonais ou coréens, chacun des acteurs affichant la volonté de rester centré sur son métier. » Deux scenarii de Sia Conseil Sia Conseil considère que deux tendances de marché peuvent se dessiner autour de ce modèle : ? Scénario 1 : Dans l?hypothèse où ces acteurs restent en vase clos, Sia Conseil prévoit qu?au moins 90% des transactions mobiles exploiteront les réseaux cartes déjà en place pour dénouer les opérations d?échange, de compensation interbancaire et de règlement. Le reste des opérations proviendra de deux types de systèmes : - Les transactions initiées via SMS (Text to buy, transferts P2P) - Systèmes dédiés : plateformes de paiement mobile intégrées ou comptes de monnaie électronique. Ce premier scénario serait marqué par des rapports concurrentiels modérés, le marché étant animé par une logique de partenariat. ? Scénario 2 : Dans l?hypothèse où un acteur tiers commercialiserait une offre originale dans des délais resserrés, scénario que le cabinet considère comme réaliste, la concurrence serait stimulée sur marché des paiements mobile. Une telle configuration, dangereuse pour les banques (risque de désintermédiation), induira un basculement vers une logique de concurrence agressive et de massification rapide (marketing innovant, tarifs très attractifs et taux de commission inférieurs pour les acquéreurs). Cette possibilité est notamment ouverte et crédible pour des géants internationaux de l?Internet en phase de diversification ou des nouvelles formes de partenariats en marge des positions actuelles. Dans ce second scénario, une alternative pourrait être proposée dans les types de paiement mobile mis à disposition, en termes de mode de transaction (compte de monnaie électronique ou plateforme de paiement intégrée) comme en termes de standards techniques des Systèmes de Paiement - N°217 - 11 Janvier 2008  mobiles et des points d?acceptation (par exemple flux NFC vs. flux GSM). Cette hypothèse ne vient pas remettre en question la domination du canal carte bancaire pour les paiements mobiles mais viendra diminuer sa part de marché. Les systèmes de carte sans contact non embarqués dans un terminal mobile (type pilote Société Générale à la Défense) pourront opposer une concurrence non négligeable aux paiements mobiles. Leur positionnement dans l?offre globale, ainsi que leur agressivité marketing, dépendra principalement de l?issue du jeu d?acteurs qui s?opère actuellement entre banques et opérateurs. On distingue plusieurs positionnements possibles pour les banques : Deux positionnements possibles pour les banques Celles qui proposeront le paiement mobile : Deux stratégies s?offrent essentiellement à elles : faire du paiement mobile un produit exclusif dans leur gamme de moyens de paiement innovants (fermer la porte du sans contact aux personnes non équipées d?un mobile compatible) ou généraliser l?usage du sans contact via le renouvellement bisannuel du parc des cartes bancaires (incitant ainsi davantage les commerçants à renouveler leurs TPE). Dans ce deuxième cas, les paiements mobiles et cartes sans contact pourraient être sujets à cannibalisation sur certains segments de marché. Celles qui ne proposeront pas le paiement mobile : Il s?agira principalement d?établissements de petite ou de moyenne taille qui ne seront pas parvenus à tirer parti des négociations avec les opérateurs, ou bien d?établissements de grande taille n?ayant pas participé aux différents pilotes. Cette solution carte bancaire sans contact permet de conserver un visuel appelé co-branding lié au moyen de paiement (ce n?est pas le cas du paiement par mobile). Cette solution offrira une pertinence non négligeable dans le cadre de certains produits. Enfin, la segmentation client jouera dans l?arbitrage entre cartes sans contact et paiements mobiles sans contact. L?âge du porteur sera déterminant à double titre : il s?agit du principal critère de segmentation client sur le marché de la téléphonie mobile et joue un rôle significatif dans l?utilisation des moyens de paiement (utilisation du chèque notamment). A ce titre, la demande de dispositifs de paiement mobile sera davantage soutenue par les populations jeunes, technophiles, ou déjà familiarisées à un usage évolué des terminaux mobiles. Ce type d?offre devient donc une arme redoutable de conquête pour les banques qui offriraient un moyen de paiement moderne en phase avec le segment jeune, une des populations les plus difficiles à capter pour les banques. Impacts sur le secteur : paiements mobiles et sans contact Dans le cas du scénario le plus concurrentiel, Sia Conseil estime le potentiel de ces moyens de paiement innovants à plus de 2,2 milliards de transactions par an dès 2012. Plus de 57% de ces transactions viendront en remplacement d?opérations autrefois réalisées en espèces. A noter que ces dernières chuteront pour ne plus représenter que 45% de l?ensemble des transactions en volume (sous hypothèse d?un nombre constant de transactions globales). Si le modèle de codistribution se développe en vase clos (scénario 1), la pénétration des paiements mobiles sera lissée sur le temps et le potentiel de croissance sera ramené à 1 milliard d?opérations annuelles pour l?horizon de 2012. En revanche, le cabinet ne privilégie pas le scénario d?un couplage massif avec des offres de crédit à la consommation d?ici 2012. Avec les systèmes actuels de cartes de crédit, le choix d?un paiement comptant ou revolving au moment de la transaction n?est possible qu?en mode privatif. Faute d?uniformisation des TPE commerçants, cette sélection du mode de règlement doit s?opérer à réception du relevé dès lors qu?il s?agit d?une transaction interbancaire. D?où la nécessité pour le porteur de dissocier cartes de crédit et cartes de débit. En cela, le paiement mobile ne se substituera pas aux credit cards, du moins dans les premières années de service. Pour décoller, une valeur ajoutée des services est indispensable Le cabinet estime que la condition primordiale d?un décollage significatif des paiements mobiles réside dans Systèmes de Paiement - N°217 - 11 Janvier 2008  la capacité des distributeurs (opérateurs et/ou banques) à packager le service de manière à procurer une réelle valeur ajoutée, pour les porteurs comme pour les commerçants. Avec la carte bancaire, les français disposent déjà d?un moyen de paiement simple d?utilisation, universel, sécurisé et peu encombrant. Avec un taux de pénétration supérieur à 82%, les terminaux mobiles représentent certes un vaste terrain de conquête pour les paiements mobiles, mais ce paramètre ne peut assurer à lui seul le succès du dispositif. A titre d?exemple, le porte monnaie électronique Moneo ne s?est pas imposé alors qu?il disposait d?un parc potentiel de 43 millions de CB en 2001, avec renouvellement systématique des supports tous les deux ans. La première étape résidera dans la capacité à guider les clients vers l?embarquement d?un moyen de paiement sur leur terminal mobile. Il sera ensuite nécessaire de dépasser un paradoxe : les paiements mobiles sont faciles à utiliser mais le parcours client pour adhérer au service est complexe. La peur du vol sera également un frein psychologique à dissiper, dans la mesure où le mobile est un outil que l?on a souvent en main en public (dans la rue, les transports?). D?un point de vue commerçant, la question des coûts d?utilisation se posera à nouveau (remplacement des TPE et taux de commission de la banque acquéreuse), d?autant que la fluidification du temps de passage en caisse n?est optimale que si le dispositif est couplé avec la caisse. Fondé en 1999 par Jérôme Miara et Matthieu Courtecuisse, Sia Conseil est un des leaders indépendant du conseil en Management d?origine française. Présent en France, Belgique, Italie, Maroc et Suisse., il compte 160 consultants de haut niveau intervenant auprès de grands groupes internationaux et a réalisé 24 M? de CA en 2007. Sia Conseil : « Penser à l?avantage client pour un décollage rapide du paiement mobile » Thomas Rocafull, directeur associé et Stéphane Dubreuil, directeur ont répondu à nos questions sur l?étude évoquée plus haut. - Le paiement mobile est l?objet de nombreux fantasmes n?est-ce pas ? De trop de fantasmes, à notre gré. Les expériences asiatiques catalysaient déjà un fantasme, celui de la prise de pouvoir par les opérateurs mobiles, qui ont créé ou racheté des banques et ont parié sur un téléphone mobile « couteau suisse » concentrant les fonctions de porte-monnaie électronique, de titre de transport, de carte de fidélité, de badge d?accès, etc. On a opposé dés l?origine le secteur bancaire au secteur desTélécoms. Le temps a démontré que le partenariat s?impose à ce jour comme le modèle dominant en Europe. Les fantasmes de la presse instillent aussi le doute sur les risques en termes de sécurité alors que la carte SIM et la puce de la carte bancaire bénéficient tous deux du même niveau de sécurité (EAL4+). - Le mobile ne fait-il pas l?objet d?une lutte de communication serrée entre les uns et les autres ? Certainement. Il faut savoir que les opérateurs ont été surpris de constater qu?une banque, qui participait au tour de table de Pegasus, se lançait sur la carte sans contact. Et qu?une autre voulait s?affranchir de la carte SIM pour un projet apparemment mort-né. On assiste à une profusion de communiqués. A Bordeaux, de nombreux services autres que le paiement mobile sont testés. Le message est clair : le paiement mobile n?est qu?un type de service sur mobile. Il en est bien d?autres. Donc, effectivement, certains affirment que cette communication mais aussi la nature des pilotes jouent un rôle dans le dialogue entre opérateurs mobiles et opérateurs bancaires et dans le rapport de force entre eux. Thomas Rocafull Stéphane Dubreuil Systèmes de Paiement - N°217 - 11 Janvier 2008  - Est-ce seulement le cas de la France ? Bien sûr que non. Regardez ce qui se passe à la GSMA qui tente de définir un standard pour le virement international par téléphone mobile. Chacun, là aussi, s?avance masqué. Normal car le téléphone mobile est vecteur d?innovation, et la plupart des banques ont des pilotes de transferts internationaux en cours. - Vous prévoyez des chiffres relativement rapides pour le décollage du paiement mobile? La CB a mis 15 à 20 ans pour décoller en France mais le paiement mobile devrait mettre 7 à 10 ans pour atteindre 14% du marché. Le taux de migration du parc vers le NFC peut prendre du temps en fonction des stratégies de renouvellement des terminaux des opérateurs et des TPE par les commerçants. De nombreuses interrogations portent sur le rôle de Moneo dans ce dispositif et son effet de catalyseur ou de frein. - Vous évoquez le peer-to-peer? Effectivement, il ne faut pas l?oublier. Nous croyons beaucoup au paiement de personne à personne (Peer- to-peer). Regardez l?expérience en cours deVodafone au Kenya où le virement par téléphone est multimodal en entrée et en sortie, c?est-à-dire que l?émetteur peut faire un virement de n?importe quel canal (Guichet, Internet, téléphone mobile?) et le destinataire peut le collecter via n?importe quel canal également. Mais il ne faut pas oublier les autres pays émergents avec les expériences en Zambie, Sénégal et Chine notamment. - Qu?est-ce que « l?air time money «, une nouvelle monnaie inventée par un opérateur ? C?est un service assez nouveau qui permet à un client Télécom de monétiser ses minutes de communication en cash. Ce service néanmoins fait apparaître de nombreux écueils réglementaires selon les pays. Ils suscitent par contre de nombreux services possibles pour un opérateur. - L?iPhone d?Apple peut-il jouer un rôle dans ce concert d?innovations ? Bien sûr. Et il le joue déjà. L?industriel a déposé, dans le plus grand secret, un brevet de « order management » qui permet de passer commande via l?iPhone sur un point de vente via Wifi, pour éviter de faire la queue et être servi sur place. Cette nouvelle approche court-circuite le fabricant de terminal de paiement (TPE) et l?opérateur mobile et peut-être bien la banque aussi. Une telle innovation de « queue killing » émergerait rapidement aux Etats-Unis dans des points de vente self service (cf. Starbucks coffee, Mc Donald). L?iPhone devenant ainsi un PC / TPE. Propos recueillis par Ange GALULA Chèques Vacances : L?ANCV se veut au service du droit aux vacances pour tous Depuis plus de 25 ans l?Agence Nationale du ChèqueVacances (ANCV) permet à des millions de Français de partir en vacances. En 2007 le volume de chèques émis sera en augmentation de plus de 6% par rapport à 2006. Avec l?ensemble des organisations syndicales siégeant au Conseil d?administration, la CFDT se félicite de cette progression. Toutefois, elles dénoncent avec force : l?absence de volonté politique d?assouplir les règles fiscales qui permettraient aux salariés des PME- PMI et TPE de bénéficier du titre. Le niveau en constante régression des budgets de l?Etat consacré à la politique sociale en matière de vacances et de tourisme. Ce désengagement de l?Etat qui conduit l?ANCV à financer des engagements pris et non honorés par l?Etat pour le tourisme social et la petite hôtellerie. SYSTÈMES DE PAIEMENT est éditée par PUBLI-NEWS s.a. 47, rue Aristide Briand 92300?Levallois-Perret Tél : 01 41 49 93 60 Fax : 01 47 57?37?25 Email : i.lancry@publi-news.fr Site Internet : www.publi-news.fr SIREN : 330 394 834 Commission paritaire : 0510I87147 Impression : Un Point et Plus 74, rue Jules Guesde, 92300 Levallois-Perret Abonnement 1 an (40 numéros) Prix de vente au numéro : 39? TTC Directeur de la publication/ Rédacteur en chef Ange Galula Rédaction Ange Galula, Valentin Lefebvre Maquette Pascal Soulier, Amandine Kacher Contact : 01.41.49.93.67 Fax rédaction : 01.41.49.93.71 E-mail : ange.galula@publi-news.fr Copyright : Systèmes de Paiement ne peut être reproduit ou transmis en totalité ou en partie qu'avec l'accord préalable et écrit de la société éditrice Publi-News. Systèmes de Paiement - N°217 - 11 Janvier 2008  MasterCard Europe reprend Europay France pour doper ses opérations en France MasterCard Europe et Europay France ont annoncé le 8 janvier un accord d?intégration de leurs structures opérationnelles respectives présentes en France, un marché prioritaire pour MasterCard en Europe. Javier Perez, président, MasterCard Europe, a indiqué : « Nous allons créer une société conjointe où MasterCard et Europay vont intégrer leurs structures opérationnelles. » Concrètement, il s?agit d?un rachat, a reconnu Mr Perez, qui s?est refusé à préciser les termes du contrat. « Nous aurons 100% du contrôle », a concédé le dirigeant, indiquant que « les termes mêmes de la transaction étaient encore confidentiels» Effectif le 1er avril 2008, ce rapprochement permettra aux banques françaises et étrangères installées en France de bénéficier d?une relation directe avec MasterCard pour leur activité monétique. Jusque là, les banques avaient deux interlocuteurs: d?une part, Europay France et d?autre part, MasterCard à Waterloo en Belgique ou leurs représentants itinérants en France. De plus Europay ne pouvait céder la licence d?émission des cartes MasterCard que pour la France à un moment où toutes les banques jouent la carte européenne. La situation ne pouvait donc plus durer. Le passage au SEPA a servi de détonateur. Mr Perez a précisé: ?Les cartes doivent être globales et il fallait une structure globale et une société globale. Désormais, le service de MasterCard sera standard partout.? Notre lettre N°215 (14 décembre 2007) avait indiqué que « MasterCard Worldwide rachète Europay France ». Cette opération s?inscrit dans la continuité de la fusion des activités paneuropéennes de MasterCard International et Europay International en 2002. A ce titre, Europay France assurait l?interface entre MasterCard Worldwide et les institutions financières françaises. La France est l?un des pays leaders en matière d?innovation dans le secteur des paiements. Les banques françaises ont été ainsi parmi les premières à adopter la technologie de la puce qui a permis d?accroître le niveau de sécurité des cartes bancaires en France. C?est également en France qu?en novembre 2007, MasterCard a lancé le pilote de la première carte de paiement co-brandée et sans contact utilisant la technologie MasterCard® PayPass?. MasterCard est le leader mondial du paiement sans contact avec 20 millions de cartes et instruments de paiement PayPass acceptées par 80 000 commerçants dans 20 pays. ?Cet accord est essentiel pour renforcer notre présence directe en France et pour fournir aux banques un point de contact unique répondant à leurs besoins en matière de paiements électroniques. La France est le deuxième pays le plus important pour l?utilisaiton des cartes avec près de 10 transacitons par mois contre seulement 1 par mois en Allemagne? a déclaré Alfredo Gangotena, Directeur Général Europe Continentale de MasterCard Europe. Cette recette à succès va permettre aux banques et aux commerçants de disposer des produits et services répondant aux besoins de leurs clients en France. Les banques françaises renforceront ainsi leur position dans l?intense concurrence internationale que se livrent les acteurs du marché des paiements, et bénéficieront d?un système de paiement à la fois sûr et efficace? a ajouté M. Gangotena, qui interrogé, a précisé. ?Le contrôle de la distribution est important pour MasterCard, qui aura une politique neutre vis-à-vis des banques, sans être taxé par elles d?être un club. En France, on a vu le phénomène, inconnu ailleurs, de création de banques du commerce. Désormais, elles pourront travailler en direct avec MasterCard.? Le représentant de MasterCard a indiqué que ?MasterCard sera plus présent sur le marché français, qu?il étudiait la technologie de l?insertion des empreintes digitales sur la puce et qu?il fallait désormais être plus rapides dans le déploiement des produits en France.? Interrogé sur le plan de développement en France pour 2008, Mr Gangoneta a déclaré que la priorité était l?intégration mais qu?en terme commercial, le co-branding allait participer à la croissance du marché, avec les cartes affinitaires telles que la carte pour les femmes de BRED et qu?enfin, les produits débit crédit avaient Javier Perez Alfredo Gangotena Systèmes de Paiement - N°217 - 11 Janvier 2008  toute l?attention de MasterCard. Jean-Pierre Ledru, président d?Europay France, a précisé : ?Europay a toujours été ouvert à toutes les banques.Y sont entrées successivement CIC, banques populaires. Toutes les banques françaises émettent des MasterCard sauf peut-être Crédit du Nord, mais toutes n?étaient pas devenues actionnaires de Europay. Société Générale et BNP Paribas n?y sont ainsi pas entrées mais ont dit ensuite qu?elles regrettaient de ne pas l?avoir fait.? Europay France est chargé du développement et de l?adoption des produits MasterCard en France. La société développe et stimule l?utilisation de la carte comme moyen de paiement dans l?Hexagone. Europay France est le garant du bon fonctionnement du système pour tous les acteurs du paiement par carte en France et prend en charge le traitement des transactions l?opérateur des porteurs étrangers en France et des porteurs français à l?étranger). Europay France assure l?interface entre les établissements français et les réseaux internationaux et informe les banques sur toutes les données réglementaires concernant l?émission et l?acceptation des cartes de la gamme MasterCard. A. G. Emmanuel Petit est nommé Directeur Général de la nouvelle société MasterCard en France MasterCard Europe a annoncé également la nomination d?Emmanuel Petit en tant que Directeur Général de la société nouvellement créée.A partir d?aujourd?hui, M. Petit mènera le processus d?intégration des activités des deux entités, avant de prendre ses fonctions de Directeur Général au 1er avril 2008. M. Petit qui a rejoint MasterCard en 2002, est actuellement en charge d?un client clé de MasterCard dans 26 pays. M. Petit rapportera à Alfredo Gangotena. Tout au long du processus d?intégration, Emmanuel Petit travaillera en étroite collaboration avec Hervé Kergoat, Directeur Général France, MasterCard Europe. A partir du 1er avril 2008, M. Kergoat assumera de nouvelles responsabilités en tant que Directeur du Développement et des Projets spéciaux. Il continuera de rapporter à Alfredo Gangotena. Emmanuel Petit a rejoint MasterCard en 2002. Il est SeniorVice President et Directeur Général du compte Citibank pour les régionsAPMEA et Europe. Ce rôle porte sur plus de 26 pays dont de nombreux marchés stratégiques pour Citibank. En tant que membre de l?équipe de direction de MasterCard, M. Petit participe activement à de nombreuses initiatives mondiales et régionales au sein de l?entreprise. Au cours de ses dix ans passés chezVisa, M. Petit a également occupé divers postes tels que SeniorVice President pour l?Europe Centrale et l?Europe du Nord, à Bruxelles, et Vice President des produits de débit international au siège deVisa International à San Francisco. Entre ses expériences chez MasterCard etVisa, M. Petit était Directeur Marketing de Hilton pour la région EMEA. Avant de rejoindre Visa, Mr. Petit a été Directeur Marketing et Communication du Groupement Carte Bleue à Paris et précédemment responsable marketing dans le groupe Paribas. M. Petit est diplômé de l?Institut Supérieur de Gestion de Paris et d?une maîtrise de droit des affaires de l?Université Paris-II Assas. Ecommerce : Rentabiliweb rachète le groupe Montorgueil Le Groupe Rentabiliweb, spécialiste de la monétisation d?audiences, annonce la reprise de Montorgueil SAS, principal acteur francophone de la rencontre on line et du divertissement. L?acquisition porte sur 100% du capital du Groupe Montorgueil. L?opération comporte un volet en numéraire de 15 millions d?euros et un volet en actions de 7 millions d?euros, soit un total de 22 millions d?euros à la signature. Le Groupe Montorgueil est à l?origine des premiers programmes d?affiliation sur Internet dès 1998. Une partie de son chiffre d?affaires est réalisée grâce à des outils de rencontres online et de dating tels que Yes ! Messenger qui rassemble plus d?un million de membres. La société est également leader sur le marché francophone du divertissement pour adultes au travers de marques comme Carpe Diem et Eurolive, secteur jusque très récemment absent du portefeuille de services grand public de Rentabiliweb. Le Groupe Montorgueil devrait réaliser un chiffre Emmanuel Petit Systèmes de Paiement - N°217 - 11 Janvier 2008  d?affaires d?au moins 30 M? en 2007 avec un EBIT estimé à 3,2 M?. Son intégration au sein du Groupe Rentabiliweb devrait permettre à court terme une meilleure monétisation de ses audiences francophones régulières évaluées à plus de 35 millions de Visiteurs Uniques, une optimisation de ses systèmes et un accès aux marchés internationaux. Le Groupe Rentabiliweb est un acteur majeur de la monétisation d?audiences. Il offre aux professionnels et aux webmasters la plus importante plate-forme de services de monétisation de leur trafic avec des solutions de paiement et de micropaiement, ainsi que des contenus éditoriaux rémunérés clés en main. Créé en 2002, le Groupe Rentabiliweb regroupe désormais 8 filiales, plus de 150 collaborateurs en France, en Belgique, en Roumanie, en Russie, en Bulgarie, au Canada... En 2006, le Groupe a dégagé 16,5 millions d?Euros de Chiffre d?Affaires et près de 1,7 M? de résultat net. En 2007, Rentabiliweb a intégré le centre serveur Eiole (Rentabiliweb Multimedia), Opale Net, son concurrent canadien, éditeur de solutions de micropaiement et de contenus de divertissement et le Groupe Montorgueil, leader francophone du divertissement pour adulte et acteur majeur de la rencontre en ligne. Coté en Bourse sur Alternext d?Euronext Paris depuis décembre 2006, Rentabiliweb compte parmi ses actionnaires le Groupe Arnault et accueille à son conseil d?administration Jean- Marie Messier. EUROPE Le marché des cartes de crédit en Grande-Bretagne se durcit, selon PwC Le marché britannique des cartes est en pleine ébullition, révèle une étude de PriceWaterhouseCoopers (PWC). Aujourd?hui, consommateurs et prêteurs britanniques font face à un paysage significativement différent comparé à celui du passé récent. Les prêteurs, déjà confrontés à des rendements d?intérêt nets après pertes situés déjà à des niveaux parmi les plus bas depuis l?an 2000, font aussi face à de nouvelles menaces à leur rentabilité du fait de l?examen permanent et minutieux des autorités réglementaires, les effets de contagion du marché hypothécaire américain Subprime et le niveau élevé et ininterrompu des faillites personnelles. Les consommateurs, en attendant, sont confrontés à des taux d?intérêt croissants sur les prêts sécurisés (où les marges (« spreads «) sont élargies du fait des turbulences des marchés) ce qui exerce une pression supplémentaire sur les dettes non garanties. Il existe maintenant des preuves que, aux Etats-Unis, certains segments de la population qui dépendent du crédit revolving pour financer leurs dépenses quotidiennes traversent une passe difficile. Des deux côtés de la convention de crédit, quelques choix fondamentaux doivent être faits. Les prêteurs chercheront à rétablir leur rentabilité peut être à travers des taux plus élevés et des commissions ou des frais plus fortes. Cela ne semblera pas du meilleur goût de beaucoup de consommateurs. Quant à la croissance à plus long terme, des marchés plus mûrs comme le Royaume-Uni devront se tourner vers l?innovation (comme des cartes sans contact et prépayées) et développer les produits plus engageants pour leurs clients. Le développement des services financiers verts est un exemple où l?engagement accru du consommateur est recherché. D?autres sources de croissance incluent l?Europe continentale où le crédit à la consommation est relativement peu mature en comparaison du marché britannique. Le schéma p10 montre le crédit du consommateur comme pourcentage du PIB pour un certain nombre de pays européens. Dans un environnement où les consommateurs semblent peu disposés à dépenser, les augmentations significatives du niveau de crédit à la consommation sont peu probables. Il est difficile d?indiquer exactement les raisons de la consommation auxquelles sont soumises les pays de la zone Euro, en particulier du fait que les consommateurs semblent être plus confiants au plan économique. Les raisons sont plus complexes et moins homogènes qu?au prime abord en raison des différences culturelles spécifiques. Tant que les consommateurs peuvent juger positives les perspectives pour l?économie dans l?ensemble en termes d?emplois créés et de croissance forte, la prédominance croissante du travail temporaire, les changements liés aux dispositifs de retraite et toute autre réforme de sécurité sociale, les consommateurs craignent une certaine volatilité des futurs revenus de leurs propres ménages. Le schéma p10 montre le crédit Systèmes de Paiement - N°217 - 11 Janvier 2008 10 à la consommation comme pourcentage du PIB pour un certain nombre d?Européens. Le prime rate de la BCE a doublé de 2% en juin 2003 à 4% en juin 2007 tandis que le taux de base n?a pas augmenté dans la même proportion, les taux des crédits hypothécaires ont crû avec comme conséquence une croissance du fardeau de l?endettement depuis 2003. 13 millions de cartes co-brandées et affinitaires au RU en 2006 Bien que le montant total des emprunts sur le marché britannique continue de croître de près de 10% par année, les prêts de crédit à la consommation ont nettement décroché, après avoir atteint leur plafond naturel. PwC ne s?attend pas à voir une forte croissance sur le court à moyen terme. PwC note : « Nous avons précédemment prévu que le facteur clé pour améliorer le taux de conservation de clients aurait pour effet que les émetteurs mettent un plus grand accent sur les systèmes de fidélisation et les récompenses, qu?ils soient offerts directement par l?émetteur ou via par des accords de cobranding.Les cartes co-brandées et affinitaires deviennent un segment de plus en plus important du marché. Le nombre de cartes affinitaires et co-marquées émises a augmenté d?environ 7 millions de 2002 à plus de 13 millions de 2006. Nous nous attendons à ce que la croissance des cartes co-marquées continue. Les accords d?association avec des marques fortes continueront à être attrayants pour les émetteurs car la fidélité des porteurs de cartes au produit du partenaire aidera à augmenter la fidélisation à long terme du client. La concurrence pour conserver les clients rentables avec un niveau bas de risque de crédit est susceptible de s'intensifier et il y aura des pressions pour baisser les marges d?intérêt pour ce segment du marché. Cela pourra prendre la forme d?accords attractifs de co-branding qui permettront à des émetteurs de se faire concurrence en offrant un produit différencié, plutôt que juste un produit compétitif au niveau du prix. L?expansion internationale des émetteurs britanniques a été mise en place depuis des années récentes et nous nous attendons à Croissance du crédit à la consommation et croissance du PNB en Europe Croissance du crédit à la consommation en Europe en % du PNB Taux de croissance du crédit à la consommation et taux de croissance de la dépense par carte de crédit Systèmes de Paiement - N°217 - 11 Janvier 2008 11 ce que cette tendance continue.» Pertes de bénéfices de 4 milliards de livres en sept ans PwC estime que les rendements nets après les pertes se maintiennent aux environs de 2,2%, en chute d?environ 9 points de pourcentage au cours des 7 dernières années. Cela équivaut à des pertes de bénéfices d?environ 4 milliards de livres pour le marché. Mais une amélioration de la situation ne se fera pas en un jour. En avril 2007, Barclaycard a vendu une partie de son portefeuille Monument à CompuCredit, une compagnie américaine qui se spécialise dans le prêt aux consommateurs non démarchés par les établissements financiers traditionnels. Barclays a annoncé qu?il maintenait principalement des comptes de haute qualité. Plus récemment, SAV Credit a acquis 338.000 comptes de carte de crédit aux marques Marbles et Beneficial de HSBC. Le schéma p10 montre le rapport dans un certain nombre de pays européens les relations entre les taux de croissance de la dépense de carte de crédit et le taux de croissance des virements d?équilibre du consommateur. Comme on pouvait le prévoir, le diagramme indique une certaine corrélation. Toutefois une stratégie visant à encourager des niveaux plus élevés de dépense est probablement insuffisante pour acquérir des équilibres permettant des gagner des intérêts à plus long terme. De façon générale, le tableau de la situation des cartes de crédit en Europe demeure fragmentaire. Bien que quelques pays - tels que l?Italie, la Grèce et l?Espagne - semblent suivre le modèle britannique, d?autres - tel que l?Allemagne et les Pays Bas - ont identifié une hésitation des consommateurs à augmenter de manière significative leurs emprunts. En effet, dans le cas de l?Allemagne, il y a eu réellement une contraction sur le marché du crédit à la consommation. Les marchés du crédit à la consommation en Europe centrale et Europe de l?Est ont augmenté rapidement ces dernières années, bien qu?il soit difficile d?obtenir des données pour disposer d?une image complète des crédits. La croissance de l?utilisation de carte de crédit - si elle est mesurée par le nombre de cartes émises, ou par la valeur de la dépense - est impressionnante. Notre analyse sur le schéma p10 d?un certain nombre de pays naissants illustre le potentiel d'augmentations significative de pénétration de carte de crédit à mesure que le PIB augmente. PwC continue de croire que ce n?est qu?une question de temps avant que les cotisations annuelles sur les cartes de crédit ne re-deviennent la norme. Nombre de cartes de crédit par tête et PNB par tête Poids total du service de la dette dans la zone euro Systèmes de Paiement - N°217 - 11 Janvier 2008 12 Les effets de la crise du Subprime Il existe un grand nombre de ménages qui bénéficient actuellement d?un emprunt hypothécaire à taux fixe ou discount qui arrivera à échéance au cours des 12 prochains mois. L?élargissement des marges de crédit en réponse à la crise des Subprime des États-Unis se traduit par une augmentation des coûts hypothécaires pour beaucoup. PwC estime qu?à moins que les clients ne se refinancent à taux fixe, ces offres subiront une augmentation de 140 £ par mois en versements hypothécaires. Dans ce contexte, les clients pourraient réduire l?ensemble des dépenses ou se tourner vers les cartes de crédit pour financer l?augmentation des coûts. De toutes façons, PwC s?attend à voir plus de clients sous pression avec le risque d?une mauvaise incidence sur les frais de la dette. Les banques semblent prendre des mesures par le biais d?un durcissement de la politique d?acceptation de leur crédit. Cela signifie que la personne moyenne de la rue a maintenant plus de chances de se voir refuser un crédit qu?il y a 12 mois. Vers des cartes de crédit vertes ? Le lancement récent de la nouvelle carte de crédit new Earth Rewards de GE aux USA est une initiative parmi d?autres des sociétés de services financiers visant à tirer profit de la prise de conscience croissante par le consommateur des sujets "verts" et écologiques. Beaucoup plus d?initiatives de ce type sont attendues dans les mois prochains. Le réchauffement global et les changements climatiques sont assurément un sujet chaud partout. Cela peut devenir rapidement un thème électoral dans les pays tels que les USA et l?Australie. Au R-U, le sujet a conduit à une explosion du nombre des articles de presse publiés, révélant une prise de conscience. Un certain nombre d?entreprises britanniques ont lancé les produits financiers innovants tels que les hypothèques ??vertes? et les assurance auto qui offrent lune compensation à l?impact de l?utilisation de voiture. Le plus grand secteur de l?opportunité est probablement celui du marché des cartes de crédit. Les premiers adopteurs des solutions de consommation écologique ont opté pour que les manières simples aident l?environnement, comme le fait de présenter des rapports sans papier et de réutiliser les cartes plastiques. Cependant, des institutions financières lancent actuellement des propositions plus complexes avec des incitations plus faciles pour faire ou être ?vert? pour les clients. Une étude de marché, effectuée au Royaume-Uni par PwC en mai 2007, illustre l?appétit croissant pour les produits financiers adressant le changement de climat. Par exemple, quand on demande s?ils prendraient une carte de crédit qui rendrait leurs achats neutres en carbone, 53% des répondants de l?enquête de PwC ont indiqué qu?ils seraient tout à fait prêts, ou très prêts, ou probablement prêts à le faire. Des clients ont été également interrogés s?ils convertiraient leur programme existant de fidélité ou de cash back (rétrocession financière) à une carte neutre en carbone : environ 40% ont répondu par la positive. Cela suggère que les cartes vertes de crédit ont un potentiel significatif de déplacer les cartes existantes. En Juillet 2007, Barclaycard a lancé la carte de crédit Breathe, qui donne 50% de ses bénéfices aux projets environnementaux consacrés à réduire les émissions de carbone autour du monde. Barclaycard s?est engagé à donner £1 million au minimum pour la première année du programme. Il est trop tôt pour présenter des observations sur la façon dont a réussi cette initiative mais d?autres banques la suivront probablement avec intérêt. Un exemple avec une plus longue expérience professionnelle peut être trouvé aux Pays Bas, où LaSer, une filiale de BNP Paribas, s?est associée avec Repay pour lancer la GreenCard en 2004. Par la carte, l?émetteur s?engage à investir dans des fonds pour compenser directement les empreintes de carbone associés aux dépenses sur la carte. Les clients reçoivent une information mensuelle sur leur empreinte de carbone et sur la façon dont elle est compensée. Le succès de GreenCard, de Rabobank, une des plus grandes banques des Pays Bas, a conduit à une opération visant à convertir la base entière de cartes au concept de GreenCard en utilisant le modèle de calcul d?empreinte carbone défini par Repay, qui le décline actuellement dans différents marchés cartes. Systèmes de Paiement - N°217 - 11 Janvier 2008 13 Prime à l?innovation La croissance future du crédit à la consommation devra provenir de l?innovation afin de se différencier des autres offres et d?entrer dans les marchés moins matures en Europe, où le potentiel de croissance existe encore. PwC prévoit que les cartes sans contact seront couronnées de succès avec environ 1 personne sur 10 qui se sert régulièrement d?une carte au R-U à la fin de 2008. A fin 2008, 5 à 6 M de cartes sans contact au RU PwC estime que d?ici la fin de 2008, il y aura 5 à 6 millions de cartes sans contact activées au Royaume- Uni et environ 100 000 commerçants acceptant. Visa avait estimé dans une étude que les 27 milliards de paiements en espèces réalisés annuellement par les consommateurs britanniques sont de 10£ ou moins. Les États-Unis ont vu l?adoption rapide du paiement sans contact. A fin 2006, il y avait 26 millions de cartes de crédit et de débit sans contact et 35 millions supplémentaires prévues pendant l?année 2007. Au cours de la dernière décennie, les téléphones portables ont révolutionné les habitudes des consommateurs, avec des taux de pénétration significatifs. Les fonctions des téléphones portables se sont rapidement développées et sont en train de passer dans l?espace des paiements, dans le but de fournir une alternative aux espèces et aux cartes. Certaines institutions financières permettent déjà à leurs clients la possibilité de rechercher leurs soldes de comptes et leurs historique de transactions via leur téléphone mobile, ainsi que l?achat instantané en « top-up « via le paiement par mobile. Synthèse de Ange GALULA et Valentin LEFEBVRE Malte et Chypre passent dans la zone euro Le 1er janvier 2008, l?euro a été introduit avec succès à Chypre et à Malte, indique la BCE dans un communiqué. Six ans après l?introduction des billets et pièces en euros dans les douze pays de la « première vague « et un an après l?adoption de l?euro par la Slovénie, il s?agit du troisième passage réussi à l?euro fiduciaire. À l?issue du premier jour ouvré de 2008, le 2 janvier, la part des billets en euros dans le total des billets en circulation était déjà supérieure à 50 % à Chypre et à Malte. Le passage à l?euro fiduciaire se déroule de façon satisfaisante et comme prévu, grâce aux préparatifs effectués en temps utile et de façon exhaustive et à la coopération entre l?ensemble des parties prenantes, la coordination étant assurée dans les pays concernés par la Banque centrale de Chypre et la Banque centrale de Malte ainsi que par les autorités chypriotes et maltaises, et aussi grâce aux vastes campagnes d?information réalisées dans les deux pays. Afin de familiariser les citoyens de Chypre et de Malte avec l?aspect visuel des billets et pièces en euros, la Banque centrale européenne (BCE) et les banques centrales de Chypre et de Malte ont eu recours à une stratégie de communication optimale, associant des opérations publicitaires, des informations directes aux ménages et des activités de relations publiques, en vue d?assurer une information correcte et en temps utile de la population. Des activités de communication destinées aux groupes de personnes vulnérables ont également été réalisées. Les deux pays ont introduit l?euro sous la forme d?un « big-bang « assorti d?une période de double circulation d?un mois. L?euro constituera donc la seule monnaie ayant cours légal à compter du 1er février 2008. Les deux banques centrales procéderont au remboursement des espèces remplacées par l?euro pendant, respectivement, dix ans pour les billets et deux ans pour les pièces. Pour couvrir les besoins d?approvisionnement en billets pour le basculement, l?Eurosystème a fourni à la Banque centrale de Chypre un total de 79,1 millions de billets en euros d?une contre-valeur de 1 730,0 millions d?euros, provenant de ses stocks, alors que la Banque centrale de Malte a reçu un total de 72,0 millions de billets d?une contre-valeur de 1 566,0 millions d?euros. S?agissant des pièces en euros avec faces nationales, les autorités compétentes des deux pays ont opté pour une procédure d?appel d?offres public afin de se procurer les quantités nécessaires. Dans le cas de Chypre, 395,0 millions de pièces en euros pour Systèmes de Paiement - N°217 - 11 Janvier 2008 14 une contre-valeur de 100,3 millions d?euros ont été frappées par la Monnaie finlandaise. En ce qui concerne Malte, la Monnaie de Paris a frappé 200,0 millions de pièces en euros, pour une contre-valeur de 56,1 millions d?euros. La Banque centrale de Chypre a commencé à préalimenter en pièces en euros les banques commerciales et les établissements de crédit constitués sous forme de sociétés coopératives le 22 octobre 2007 ; la préalimentation de billets en euros a débuté le 19 novembre. La sous-préalimentation des professionnels (par exemple les commerçants et les sociétés gérant des distributeurs automatiques) a commencé en même temps que l?opération de préalimentation. Une large distribution des pièces en euros a été assurée préalablement au passage à l?euro fiduciaire par la mise à la disposition des entreprises et des commerçants de quelque 40 000 fonds de caisse d?une valeur unitaire de 172 euros (CYP 100,67) à compter du 3 décembre. Le grand public s?est vu proposer d?acquérir 250 000 sachets premiers euros d?une valeur unitaire de 17,09 euros (CYP 10,00) à compter de cette même date. À Malte, la préalimentation des pièces en euros a commencé fin septembre 2007, et celle des billets en euros fin octobre. L?opération de sous-préalimentation, notamment la distribution de fonds de caisse d?une valeur unitaire de 131,00 euros (MTL 56,24) aux entreprises et aux commerçants, a démarré le 1er décembre. Il a été proposé au grand public d?acheter 330 000 sachets premiers euros d?une valeur unitaire de 11,65 euros (MTL 5,00) à compter du 10 décembre. Les opérations de préalimentation et de sous-préalimentation, qui ont contribué à assurer une large distribution des espèces en euros avant le basculement, ont été achevées dans les délais prévus dans les deux pays et sont considérées comme ayant joué un rôle essentiel pour le bon déroulement du processus global. La rapide conversion des distributeurs de billets, qui soit avait été préparée avant le « Jour-_ «, soit est intervenue le 1er janvier 2008, a également contribué au succès de l?opération. De plus, à Chypre, un certain nombre d?agences de l?ensemble des banques commerciales et des établissements de crédit constitués sous forme de sociétés coopératives étaient ouvertes le 1er janvier, à seule fin d?échanger des livres chypriotes contre des billets et pièces en euros. Dans les deux pays, les commerçants ont rendu la monnaie uniquement en euros dès le premier jour. En liaison avec l?introduction de l?euro à Chypre et Malte, toutes les BCN des États membres de la zone euro échangeront donc au pair et gratuitement les billets libellés en livres chypriotes et en lires maltaises jusqu?au 29 février 2008. Le montant susceptible d?être échangé est limité à 1 000 euros par personne et par transaction sur la journée. Bank ofValetta de l?île de Malte a annoncé qu?elle a mis plus de 7,5 millions de pièces d?euro en circulation pour l?entrée de Malte dans la zone Euro le 1er janvier 2008, par le biais de la vente préalable de mini kits destinés aux particuliers et d?eurostarter destinés aux commerçants. Coopération Visa Europe et Monitise sur le mobile Visa Europe et le fabricant de téléphonie mobile britannique Monitise collaborent ensemble pour créer un service de compte prépayé pour téléphone portable qui permettra à terme à l?usager, en plus de simples achats, de consulter ses comptes et d?effectuer des transferts de fonds. Une société de cartes prépayées pour Alliance & Leicester Alliance & Leicester crée une filiale de cartes prépayées qui portera le nom de Prepaid Card Company Ltd (PCCL) dont elle possédera 80% des parts. Les 20 % restants seront tenus par Cupera international et pourraient être revendus auprès de l?actionnaire majoritaire après un délai minimum de trois ans. INTERNATIONAL Sans contact : 20 millions de cartes Paypass dénombrées dans le monde MasterCard dépasse le chiffre de 20 millions de cartes incluant le système PayPass en circulation pour plus Systèmes de Paiement - N°217 - 11 Janvier 2008 15 A faxer au 01.47.57.37.25 ou à retourner à Publi-News 47, rue Aristide Briand 92300 Levallois Perret ? Tél 01.41.49.93.60 ? Oui, je m?abonne à SYSTEMES?DE?PAIEMENT pour 1 an (40 numéros) en bénéficiant de 30% de réduction* France : 500? TTC au lieu de 714,70?, soit une économie de 214,70? International : 490? HT au lieu de 700?, soit une économie de 210? ? Ci-joint mon règlement par chèque à l'ordre de Publi-News ? Je règlerai à réception de facture ? Je règle par carte bancaire : ? Visa ? MasterCard N°________________________Date de Validité _______ Cachet de l?entreprise : Signature : Société . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Nom . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Prénom . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Fonction . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Adresse . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Code Postal . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Ville . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Pays . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Tél . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Fax . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . e-mail : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . *Offre valable pour un 1er abonnement jusqu'au 29 février 2008 BULLETIN D?ABONNEMENT de 80 000 points d?acceptation de la technologie sans contact dans 20 pays et constate un engouement grandissant pour elle par une récente enquête démontrant que les trois quarts des sondés désapprouvent la nécessité de payer en espèces. La banque US Bancorp prévoit 115 M$ de charges suite au conflit Visa-Amex US Bancorp revoit ses chiffres trimestriels afin d?y intégrer les 115 millions de dollars liés à l?accord passé entre Visa et American Express. Suite aux suspicions de pratiques anticoncurrentielles, les deux géants de la carte de crédit ont opté pour un accord à l?amiable plutôt qu?un interminable procès contre les principaux acteurs de la distribution américaine qui se serait avéré nettement plus onéreux. Les banques américaines ciblent leurs cartes de crédit sur les ménages en difficultés Le Synovate Mail Monitor, dont l?objet est de dépister les volumes d?acquisition des cartes de crédit et d?évaluer les attitudes et comportements des consommateurs américains constate que les distributeurs de cartes de crédit ciblent massivement leur publicité sur les ménages les plus en difficulté qui reçoivent en moyenne 6,4 offres par mois. n OFFRE SPÉCIALE 30% de réduction Offre valable jusqu'au 29 février 2008 inclus

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